Les mythes fondateurs de la connerie humaine

4 août 2008

UN SUCCES MEDIATICO-COMMERCIAL deuxième partie

 

 

Mes détracteurs qualifient les hommes du FARC de méchants terroristes…

Objectivement ils ne sont pas plus terroristes que les Résistants de la Seconde Guerre Mondiale, considérés eux aussi comme tels à l’époque par Vichy.
Les hommes du FARC, même si ce sont des criminels, ont leurs raisons d’agir ainsi. Même si je n’approuve pas leurs méthodes, ils ont leur vérité et je peux comprendre que l’on puisse penser et agir à contre-courant des masses civilisées.
Les états utilisent eux-mêmes les méthodes criminelles les plus ignobles pour maintenir leur légitimité de nantis et personne ne semble s’offusquer de la chose.

On qualifie les preneurs d’otages de terroristes.

Derrière le mot TERRORISTE la réalité n’est pas toujours toute noire ou toute blanche.
Bref, le point de vue de mes contradicteurs n’est pas le leur mais celui instillé par les médias.
La presse demande à la population française de s’apitoyer sur le sort de Betancourt et le peuple gagné d’avance par le discours des « gentils journalistes anti FARC » bêle en chœur ! Les médias auraient demandé de mobiliser la sensibilité nationale pour Dédé Lacloche le SDF du coin, aujourd’hui l’opinion publique ne jurerait que par Dédé Lacloche…

A partir du moment où la population dans son ensemble suit l’ornière des sentiments médiatiques, plus de place à l’esprit critique ! La prochaine étape de « l’émotion civique » consistera à acheter le livre-témoignage de la maintenant « très courageuse » et surtout si télégénique ex-captive…

Je n’ai rien contre la personne de madame Betancourt. Je me sens juste offensé par l’outrance médiatique consistant à transformer des victimes en héros malgré eux du simple fait qu’ils ont été pris en otage. Ne confondons pas courage avec le simple état de captif-passif. Un otage ne peut rien faire d’autre que subir. Ce n’est pas du courage, c’est juste de l’immobilité forcée.

Le reste n’est que « romantisme médiatique » et fumée télévisuelle pour citadins pleins d’éphémère sensiblerie.

Dédé Lacloche 

Pour en revenir à Dédé Lacloche qui semble décidément n’intéresser aucune de ces belles âmes réglées sur les mouvements de la baguette médiatique servant une musique bien sucrée, certes il n’est pas photogénique, certes il pue, certes il bredouille quand il a bu et qu’il fait la manche au coin de vos rues.
Aucun caméraman ne fait de gros plans sur sa face rougeaude et pourtant il est là tous les jours, toujours otage de notre système terroriste économique particulièrement injuste, lui et des milliers d’autres. Dédé est à portée de caméra et pourtant aucune ne prend la peine de faire un scoop sur lui.
Madame Betancourt a une réelle valeur médiatique, pas le clochard du coin dont la solitude, la souffrance, la détresse sont parfois pires et plus durables que celles endurées par « l’illustre otage » lors de sa captivité.

Ce sont les médias qui ont choisi pour vous votre sujet d’émoi du jour :

Ils ne sont pas bêtes les médias, ils préfèrent servir de la Betancourt plutôt que du Dédé, c’est beaucoup plus fédérateur.
Pendant que les caméras braquées sur Betancourt pour servir au peuple (artificiellement réjouit par la liberté retrouvée d’une pseudo-connaissance) sa dose de « news » sucrées à la gloire de « l’héroïne nationale », pendant ce temps-là Dédé Lacloche n’existe toujours pas, médiatiquement parlant.
Il est pourtant sous nos yeux mais il n’a aucune valeur en terme d’image. Juste bon pour alimenter minablement les journaux de rues vendus par les SDF.

Beau travail messieurs les journalistes ! Un peuple entier lobotomisé en six années de savantes manœuvres subliminales…


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Les médias s’accaparent l’honneur d’avoir fait libérer l’otage.
Comme le pensent certains, il est en fait très probable qu’elle aurait été libérée depuis longtemps si on avait laissé agir les forces diplomatiques dans l’ombre.

L’illusion médiatique fonctionne à merveille :
Tous pensent que la libération de la captive est à mettre sur le compte des journalistes. Le silence est d’or dit-on. Moi je suis persuadé que le silence diplomatique aurait été plus efficace que le fracas de la presse.

Evidemment, tout est orchestré de manière à donner l’impression que ce sont les trompettes médiatiques qui ont rendu sa liberté à Betancourt : shows télévisés sur shows télévisés, tapis rouges et sourires présidentiels sont là pour faire écran.

Les médias n’ont fait que retarder sa libération.
Mais qu’importe, tout fonctionne sur le modèle illusoire.  Ainsi ils décrètent que le soleil se lèvera à telle heure sous leur seule volonté et miracle, le soleil se lève effectivement à l’heure indiquée par les médias…

Conclusion spécieuse des sots : c’est grâce aux médias que l’astre brille !

Raphaël Zacharie de Izarra

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La dérive se poursuit sur les BLOGS.

Vraiment comique et pitoyable, la dérive se poursuit sur les BLOGS. L’ex-captive est maintenant accommodée à diverses sauces : « Betancourt les images », « Betancourt les retrouvailles », « Betancourt en famille », « Betancourt avec Sarkozy », etc.
Attendons-nous bientôt à : « Betancourt et ses recettes de cuisine », « Betancourt le Loft », « Betancourt et ses secrets de beauté » …

Par : Raphaël Zacharie de Izarra | 05.07.2008
 

 


Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
Téléphone : 02 43 80 42 98 

 

 

Observations personnelles du gestionnaire du blog

 

 

 

Observations personnelles du gestionnaire du blog 

 

 

 

Qu’il soit imaginaire,  matériel ou humain,  un mythe est l’instrument d’une manipulation. 
Les mythes sont plus souvent imaginaires que l’on ne le pense. 

Attention !  Avec l’imaginaire,  on fait ce que l’on veut.  Ce n’est pas à des politiques,  à des intellectuels ou à des journalistes que l’on va apprendre cela. 

 

Ingrid Betancourt,  le feuilleton sarkozyen. 
Ce qui est frappant,  c’est de constater qu’à la suite de son élection,  la toute première démarche de SARKOZY sera de recevoir la famille Betancourt.  Le feuilleton du quinquennat commençait. 

Sarkozy a-t-il été élu par les Français pour faire libérer Ingrid Betancourt ?  Il faudrait poser la question aux électeurs de Sarkozy. 

Ce qui est sûr,  c’est que la famille Betancourt,  pour participer à une pareille mise en scène politique,  ne se respecte pas.  (Le fric avant tout et seulement le fric !)  Dès cet instant,  on peut déjà se poser des questions ? 

Elle en a bien de la chance !  Cette immonde bourgeoise de bénéficier d’autant de moyens et d’énergie pour alimenter le feuilleton sarkozyen. 

À l’exemple des 8 enfants,  otages des spéculateurs,  que les institutions ont laissé crever leur jeunesse dans la cave sordide de Vitry sur Seine,  un pauvre peut bien crever dans la rue la gueule ouverte,  il verra bien si la famille Betancourt se précipitera pour le secourir.  La niche à chien fait de la résistance.  (Page 220) 

 

Le feuilleton sarkozyen se termine quelques années trop tôt.  
Le scénariste a fait contre mauvaise fortune bon cœur. 

Naturellement,  on découvre que la Betancourt était libre bien avant sa libération officielle. 
On découvre pareillement que la Betancourt n’est qu’une bourgeoise corrompue au dictat de la Finance fasciste.  Il n’y avait donc aucune raison de faire pleurer les pauvres sur son sort. 

 

On est en droit de se poser des questions !  
Pour la Betancourt et quelques autres auparavant !  N’était-ce pas un montage ordinaire dans le cadre d’un intérêt politico-militaire ? 

Combien d’entreprises politico-associatives et humanitaires,  entreprises inutiles et nuisibles,  relais de l’intoxication cérébrale officielle,  ont exploité ces otages,  vrais ou supposés,  pour se beurrer l’image de marque ? 

À y regarder de plus près,  ces otages ont tous un point commun.  Ils sont tous asservis à un dieu imaginaire,  dieu imaginaire qui gagne à générer les guerres et qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. 

Les mythes sont plus souvent imaginaires que l’on ne le pense. 

 

Avant la Betancourt,  il y en a eu d’autres. 
Tout le monde pense à Florence Aubenas  (Florence courage)  sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. 
Grâce à Florence Courage,  beaucoup d’inutiles se sont beurré l’image.  Il est vrai que le courage imaginaire des mythes permet de faire oublier sa basse réalité de petit profiteur. 

 

Tous des menteurs professionnels ! 
Ces otages,  vrais ou supposés,  ils sont tous des journalistes,  exceptionnellement des politiques. 
Quand ils réapparaissent,  nos menteurs professionnels ont bonnes mines.  Ils donnent l’impression de revenir d’un club de vacance. 

 

Ils sont en pleine forme. 
Ils sont prêt à remettre la tête dans le collier pour aboyer contre les indésirables qui importune le capital de la Dette publique. 
Bref,  ils sont tout à la fois de gauche et de droite.  L’important,  c’est le fric que la misère génère. 

 

Le seul vrai otage 
Elle s’appelait Françoise Claustre.  Elle n’était ni journaliste ni politique. 
Quand,  après des années,  elle est réapparue,  on lui a imposé de se taire et de se faire oublier.  Les journalistes,  eux aussi,  ont compris le message. 

 

 

Un feuilleton de curés

 

 

 

Un feuilleton de curés 

 

Émotion droit devant ! 

 

 

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C’est de cette façon que l’on fabrique l’histoire. 

Pour une telle manipulation,  était-il nécessaire que la Betancourt soit réellement otage ? 

Les baisés,  comptez-vous ! 

 

 

 

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